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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 23:52

Une recette -maison- de temps en temps, c'est bien agréable.

Voici de quoi réussir des crêpes, vos commentaires sont les bienvenus...

 

 

Crêpes à Ginette

 

Merci à Ginette MATHIOT qui nous a donné au XXe siècle un très beau livre de cuisine. Pourquoi ? Parce que ses recettes à numéros magiques sont claires. Celle de sa pâte à crêpe est divine : on ne peut pas la rater. Je l’ai beaucoup plagiée, ci-dessous !

Pour environ 20 crêpes :

500g. de farine, 1 litre de lait demi-écrémé bio, 4 œufs entiers, 2 cuillères à soupe d’huile d’arachide, deux pincées de sel.

La farine est dans un grand saladier avec le sel. Au milieu, dans le puits que vous creusez, cassez les 4 œufs. Versez très peu de lait et commencez à mélanger à la grande cuillère de bois, par exemple. Pas de batteur, mais un excellent robot peut convenir. Continuez à verser le lait par demi-verres en mélangeant bien pour obtenir une pâte homogène. On ne doit plus voir de lait blanc sur le bord, avant de rajouter le verre de lait suivant. C’est de plus en plus facile à tourner, mais n’hésitez pas à bien mélanger quand même. Pas de précipitation, vitesse lente sur robot !

Quand il ne reste plus de lait à ajouter, versez les deux cuillères à soupe d’huile et mélangez. Puis laissez reposer si possible deux heures. On peut se servir de la pâte –très liquide- tout de suite, mais ce sera plus difficile de réussir les premières crêpes. Donc c’est mieux de laisser reposer au moins une demi-heure, à température de la pièce.

Pour la cuisson : un petit secret tout d’abord. Il faut la BONNE chaleur, ni brûlant ni tiède. Il faut beurrer la poêle et le plus ingénieux est de faire un tampon avec deux compresses de gaze chirurgicale au centre duquel on aura mis un bon morceau de beurre salé. Graissez la poêle bien chaude, mais pas brûlante, y compris sur les bords. Utilisez une grande louche à potage : versez la pâte dans la poêle inclinée en la tournant pour répartir la pâte. N’en mettez pas trop. Laissez cuire à feu moyen, pas trop fort, ne « brûlez » pas la première crêpe. Soyez patient, c’est un peu long à venir, la poêle va prendre peu à peu la bonne température. Cette première crêpe va être « ratée », elle aura du mal à cuire, sera difficile à retourner… Dégustez-la tout de suite, même chiffonnée, c’est délicieux ! Ne vous éloignez jamais de la poêle, une inattention provoque la perte de la bonne chaleur, attention !

Les suivantes seront parfaites, à condition de ne pas aller trop fort en chaleur, pas trop tiède non plus, et d’avoir une poêle qui n’attache pas du tout. Une poêle crêpière n’est pas obligatoire, ni aucun instrument particulier. Juste la gaze avec le beurre salé (même pour les crêpes sucrées) à passer légèrement entre chaque cuisson, et le coup de poignet pour faire sauter la crêpe qui a cuit d’un côté, quand vous voyez qu’elle se détache bien et glisse sur tout le fond de la poêle… Si ça attache, c’est la faute d’un mauvais revêtement de poêle, ou de trop de chaleur avec du beurre noirci, ou de poêle tièdasse, ou d’oubli de passer la gaze beurrée entre les cuissons…

 

Reproduction autorisée avec mention de l'auteur Gérard Delacour©

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:55

Pas besoin d'être du Front de Gauche ou autre parti, pour cela!

 

Il n'y a de politique que poétique, c'est Chamoiseau qui l'écrit. C'est-à-dire qu'il n'y a d'organisation de l'Humanité que dans le créatif collectif.


Utopie?

Nom donné à ce qui n'existe pas encore. A construire.


Utopiste?

Injure pernicieuse pour justifier une société figée dans le Veau d'or.


Anarchie?

Manipulation pour faire croire que tout ce qui vient du peuple n'est que désordre.


Naïf?

Arrêtons de douter de nous-même!

 

La question qui demeure, pour moi, est le mode de représentation de la société tel que je le souhaite concrètement. Ce qu'il faut, c'est retrouver la liberté et le pouvoir d'y penser.

C'est pourquoi le lecteur de cette page ne doit pas se méprendre: ne me rangez pas dans une catégorie, je n'y suis pas.

Ne me désignez pas sous une appartenance, je n'en ai pas, je n'en veux pas.

La Providence n'existe pas, c'est une hydre mensongère. Aide-toi, aide-toi à penser! me dis-je à moi-même.

 

J'ai voulu, aujourd'hui 5 mai, aller prendre l'air de cette rue, de la place de la Bastille, du symbole, et aussi des sandwichs, des jeunes, des militants encartés, des barbus, des vieux, des femmes et leur bébé en poussette et de tous ceux qui ne sont qu'eux-mêmes, tous se retrouvent sur de courts messages, très clairs comme:

L'Humain d'abord!

 

Voici mes photos.

 

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photos Gérard Delacour© 2013

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 17:40

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Ma Mère, interdit de dire

 

 

 

Dans le cosmos, les débats sont toujours moroses. La tension interne à son apogée, telle une fusée retenue de s’envoler. Personne ne peut exprimer ce qu’il en est. J’ai été au bord de le dire, me trompant sur le paysage en dessus, invisible depuis la berge, car il est sous la berge. « C’est très intéressant », disait-elle, mais « c’est inutile ».

 

Qui peut imaginer un seul instant à quel point l’enfant que j’étais n’existait pas ? Le décalage diabolique entre la sensation d’être interdit de vivre et la dynamique sociale du visible ?

 


Mensonge sur ce que le Sujet souhaite vraiment :
Etre aimé de sa mère, interdit de dire,
Mère déjà partie avant d’être.


Absente dans chacun de ses gestes,
Mère fine délicate si violente.
Mère au regard tourné, au regard au moins double, multiple,
A la saveur aigre, intouchable, interdit de dire,
Au parfum de fleur de Mai, muguet passager éphémère,
Effet sans cause d’amour, « ô oui, mon chéri ! »,
Danger du mot, jugement dernier,
Terreur du diable, sortie de soi,
Glissement infini progressif,
Délire religieux, appel, secours, apnée, spectacle,
Mise au linceul, lit éternel, allongement du silence,
 Laboratoire du désir formolé des odeurs,
Ou quelques photos des déjà-morts,
Et vivre avec ces accroches de souvenirs ressassés,
Monstruosité discrète, fatigue de l’incommunicabilité,
Papier délité, temps, carnets, interdit de dire,
Résistance comme volet clos, rouille, accroche-fenêtre,
Transparence du négatif suspendu au carreau,
Plaque argentique tombée du futur relié, ruban,
Radiateur chauffé au soleil, tiède d’absence humaine,
Cette main est la plage des os, couverts de peau si fine.


Qui, s’interdisant de dire, n’a jamais osé,
Qui n’a jamais caressé.

 

 

Saint-Lunaire, 7 mars 2004, navire Saint-Nicolas, 4 mai 2013,
à dire à voix haute, comme les lignes dans la précipitation du resséré.

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 23:12

Il y a dix ans, je décidai de ne plus piloter.


J'ai eu la passion de voler, c'est-à-dire de comprendre une machine qui me contenait (qui me "comprenait" elle aussi) pendant plus de vingt ans, en y consacrant beaucoup d'heures et un peu de travail pour diriger ces tas de ferraille... sans grand intérêt si ce n'est l'extraordinaire faculté technique de faire voler du plus lourd que l'air.

Et aussi de vivre cette relation très spécifique entre un assemblage inerte et soi, pour agir dans un milieu où l'Homme ne peut pas pénétrer par ses seules capacités corporelles.

 

Une aile, et ce qu'elle emporte avec elle, vole parce qu'elle est sucée vers le haut par le vide qui se crée sur son extrados, sur le dessus. Si la poche de dépression créée par le profil se rompt, l'aile "décroche" et change de position à cause de la gravité, mais ne tombe jamais. Une aile sustentée plane. Un planeur est une aile dont la résultante est dirigée vers le bas. Pour "monter", il lui faut donc se trouver dans une masse d'air qui monte plus vite que l'aile ne descend...

Lorsqu'il y a un moteur, c'est plus facile de monter! Sinon, il faut aller chercher des ascendances, cette marmite d'air chaud sous les nuages qui vous entraîne vers le haut.

En avion, il faudra donc veiller à ne pas se faire avaler par ces mouvements d'air jusque dans les nuages où règnent turbulences et pavés de glace!

 

Belle série de symboles, que j'ai laissés derrière moi, en sillage de souvenirs.

 

Mon dernier atterrissage fut pour convoyer un beau 4 places Robin, superbement équipé de l'avionique la plus récente, au terrain de Joigny. Je venais de Cuers, un terrain militaire du Sud de la France. Un beau petit voyage avec le F-GORX pour sceller ma décision d'arrêter, au bout d'un certain chemin parcouru. (Voir vidéo ci-dessous du F-GYPR)

 

Autrement, si je n'avais pas arrêté, il fallait aller encore plus loin, reprendre mes cours de vol aux instruments, le vol sans visibilité et mes vols de nuit commencés des années auparavant avec un des moniteurs les plus étonnants que j'ai eu la chance de rencontrer, le plus jeune pilote de Concorde chez Air France. Il m'entraînait à Toussus, à Pontoise et à Orléans sur un bi-moteur Seneca, avec des soirées entières de touch-and-go (suite d'atterrissages et décollages enchaînés) qui allaient parfois jusqu'à douze. Même pas fatiguant... Exténuant! Sans aucun plaisir apparent. Mais tellement passionnant : Saint-Ex avait raison, on y trouve la rose dans le désert, rien de moins que cela.

 

Curieuse pratique, en général très valorisée, qui consiste à dominer, c'est-à-dire à se dominer, dans une situation totalement inhabituelle, en trois dimensions, dans le bruit, dans l'incompréhension de sa position, et bien souvent aussi de ce qui vous est dit à la radio, du moins quand on est débutant!

 

Très curieuse situation où l'on ne voit pas grand chose d'autre que des cadrans à qui il faut faire confiance, et, lorsque vous volez "aux instruments" (régime IFR), vous êtes dans une totale invisibilité... Le risque, du moins le seul danger que j'y ai rencontré, c'est moi-même, c'est certain. Ainsi l'aviation, même pour un amateur comme moi qui n'en ai pas fait mon métier, est à ranger au rayon des analyses de soi, de la capacité à se connaître, à se dominer, à se diriger soi-même, à apprendre à décider, pour soi.

 

Le 7 septembre 1975, j'ai reçu ma première leçon de pilotage pendant 30 minutes sur un Jodel 112 en bois et en toile, deux places, avec un moniteur ancien militaire moustachu, directement sorti d'une bande dessinée de Tintin. Le 12 mars 1977 j'ai été "laché" par le chef pilote. Seul pour la première fois à bord du "taxi", du "piège", du "zinc"..., j'ai pu inscrire "CB" commandant de bord, sur mon carnet de vol.

Puis je me suis perfectionné avec un pilote d'essai militaire, pilote du premier "cricri", le plus petit bimoteur du monde qui s'écrasa sur une forêt à son premier vol, sans dommages pour son pilote.

 

Ensuite j'ai eu la grande chance d'avoir deux moniteurs d'Air France pour passer mon Brevet de pilote puis les licences sur des monomoteurs avec hélice à pas variable, puis licences et qualifications sur des bimoteurs. J'ai fait de grands voyages en Europe, notamment en passant de l'autre côté du rideau de fer, et jusqu'en Turquie. Il avait fallu six mois de démarches pour obtenir les autorisations de voler dans les pays de l'Est. La journée de vol entre la Suisse et Sofia (Bulgarie) fut mémorable, d'autant qu'à l'arrivée, j'ai du dormir à l'ambassade de France pour ma protection car des personnalités importantes du pays venaient de passer à Berlin Ouest, avec demande d'asile à la France... 


 

 

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La Grèce, Corfou, la Corse..., sont belles vues d'avion, mais je les préfère en bateau à voile. L'avion c'est pour passer au-dessus des mers et des montagnes. Je suis parti à Sydney par la Thaï en Boeing 747 (27 heures de voyages avec escale à Bangkok dont j'ai pu assister à l'atterrissage dans le cockpit). Il ne fallait pas râter le festival "Mostly Mozart", tous ses opéras à l'Opéra de Sydney, face au Pacifique, avec des entr'actes sur le balcon sous les conques géantes de sa toiture blanche... ET sur scène, entre autres, Joan Sutherland!

Avec l'avion de club que j'avais loué, j'ai adoré survoler l'Est de l'Australie. Les autorités m'ont demandé de repasser une qualification, ne serait-ce que pour s'assurer que je parvenais à comprendre les instructions données par des contrôleurs avec leur accent... australien!

 


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L'aventure a été d'être laché sur Beechcraft 36, une machine très puissante qui décollait en quelques dizaines de mètres puisque je m'y trouvais seul, et de passer par dessus les montagnes bleues, puis d'atterrir in the middle of nowhere, notamment à Bathurst, dans le bush. On m'y accueillit comme dans un western et j'ai pu visiter la très antique prison de la ville... datant de 1890!

 

L'avion, ça a été aussi de pouvoir donner le manche à des passagers qui en avaient peur, et qui ont compris en quelques minutes tout le plaisir de tenir deux ailes du bout des doigts, de passer près des nuages noyés de soleil, et d'atterrir à Dinard, à l'ile d'Ouessant ou à Belle-Ile, ou encore sur de petits terrains oubliés, tondus par les moutons pour que leur piste soit praticable.

 

 

 

Première leçon de pilotage de ma fille Mahana sur le F-GYPR (monomoteur Major Robin)


Vidéo Gérard Delacour©

 

 

COMBIEN CA COUTE, TOUT CA ?

Ah! oui, on me pose la question du PRIX!

"Toi, tu avais les moyens..." !

Etre pilote, c'est beaucoup moins cher que la plupart des sports pratiqués très couramment. Par exemple, le club de Joigny propose un forfait annuel comprenant le carburant et les heures de location, payable tous les trimestres. Les actions de chasse coûtent beaucoup plus, et ne parlons ni des clubs de sport, ni du tennis, ni du cheval, ni du golf!...Ni non plus des joueurs (PMU, Loto), des fumeurs (budget+!), et autres choix de plaisirs divers. Car c'est un choix.

Quant à ceux qui n'ont pas la possibilité de choisir un plaisir car ils ne peuvent pas, j'ai un copain qui n'hésite pas à payer 95 euros UNE place de catch et d'y inviter ses potes, la soirée à... 390 euros plus le resto etc. C'est le prix d'un trimestre d'avion dans un club. Oui! Pour 20 heures de vol par an! Et on fait beaucoup de voyages intéressants en volant 20 heures (durée effective en l'air) pendant les mois "volables".

Une leçon de pilotage pour savoir si vous aimez ça? 65 euros, avec 4 personnes à bord! Beaucoup de pilotes partagent les voyages: aller et retour partagés, cela fait moitié prix. Mon premier club était le "Club des Cheminots" à Guyancourt (terrain historique aujourd'hui disparu). A la SNCF, il n'y avait pas de riches pour payer nos très beaux avions d'école, des "Rallye" en tole et des Jodel en bois et toile! Il fallait s'inscrire sur un tableau noir par ordre d'arrivée. Dans mes clubs suivants, nous avons régulièrement vendu nos avions et racheté des machines neuves ou d'occasion en parfait état, payées avec les cotisations des membres pilotes.

 

Alors pourquoi cette image de LUXE? J'en conclue, après des années de pratique des clubs et des élèves pilotes, qu'il existe une explication psychologique : ceux et celles qui abandonnent invoquent très souvent la question du prix à payer. Pour certains c'est sans aucun doute vrai, quoique les forfaits soient connus et sans surprises.

Mais il existe un moment, que tous les sportifs connaissent bien : il faut passer un POINT DUR, une RESISTANCE colossale qui s'oppose à votre avancement personnel. Pour moi, c'était l'atterissage, je n'y comprenais rien. Et il faut persévérer pour PASSER CET OBSTACLE réel.

Une autre raison peut être que certains élèves se croient incapables de comprendre avant même de tenter d'avancer, c'est l'échec comme à l'école. Il faut bien choisir ses moniteurs.

Enfin, d'autres ne mesurent pas bien au départ l'investissement en TEMPS qu'il faut y consacrer, ils ne sont pas soutenus par leur entourage qui, par exemple, a peur de l'avion.

 

Une des excuses possibles pour s'en sortir sans honte est de dire: c'est trop cher pour moi..

Les jeunes, à partir de 14 ans, peuvent même profiter de bourses pour apprendre à piloter.Très saine activité quand on est ado, je vous assure!

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:28

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Pas certain de pouvoir regarder longtemps, si ce n'est en prenant le risque de mon propre dégoût d'être voyeur. Je regarde ni plus, ni moins... non, un peu plus!... que d'habitude.

Ne serait-ce que parce que je suis plus petit ou beaucoup plus grand que ces humains parfaitement normaux, arrêtés, l'instant de ma considération, dans leur mouvement.

Car ce n'est pas eux qui sont à une autre échelle, c'est moi, dans chaque situation.

Ce n'est pas eux qui sont en dehors de la durée bergsonienne mais c'est moi qui suis tranquillement figé afin de prendre, enfin, le temps de voir ce qu'il en est du vivant incarné dans la chair.

 


 

 

Exposition Fondation Cartier pour l'Art Contemporain, Paris

 

 

 

Ron Mueck au travail

 

 

 

Galerie

 

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Du 16 avril au 29 septembre 2013

261 boulevard Raspail, Paris

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 18:37

 

 

 

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Petite chose que je ne sais pas comment voir.
Qui me regarde.
Petite fille chauve qui n'a que des yeux!
Et des jambes aussi.
Qui gigotent sur ma jambe.



Je domine, je tiens ma tête, et la tienne, et cependant je ne sais rien, se dit Gilles.


 

Je regarde et je te vois qui me regarde, qui me regarde, qui garde ses yeux sur mon regard. Ma main suffit à tenir le petit poids, je ne le sens pas même..., moins que le biberon tiède..., que je ne boirais pas, que je ressens comme une envie primordiale, le lien.


Sur une même ligne, il y a la tête de Gilles, sa main droite puis sa main gauche, parfait équilibre vertical de l'âge qui a donné le fil à plomb, car tout se fait peu à peu dans cette verticalité de soi. Avec l'âge.

 

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Le bébé horizon, à l'horizontal de l'horizon de ma vie, se dit Gilles.


Et les épaules de Gilles, dans la même pente que le corps de sa petite fille, cette tresse de son coeur nouée avec le futur.


De chaque côté de la scène, il y a le tour et le retour des coudes qui forment une croisée, de gauche à droite et de haut en bas, au centre de laquelle se trouve les bouches rouges, comme la rose de l'Amour.

 

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Au décor, il faut le coussin, la dentelle et l'éponge, toujours la même histoire de propreté que raconte la lumière.


Je ne parle pas. Je ne bronche pas, se dit Gilles...

 

... Je suis une statue qui sauve l'Humanité du déluge, je suis l'Amour qui construit tout, moi le faiseur de ponts…


 

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  à Gilles
Navire Saint-Nicolas, 15 avril 2013

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:33

Le début psalmodié de la sourate 2 (La Vache) vient ponctuer la volonté de l'héroine, WADJDA (dites Wajda) ou la profonde décision d'aller au but, sa liberté conquise sur un monde inerte qui lui oppose sa force très tranquille.

 

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Pas de violences dans ce film, du moins pas de sang, de coups ni de forces visibles qui tailleraient dans le réel.

La violence est celle que nous connaissons bien, celle qui est là, juste présente à chaque seconde, se dressant à propos de chacun de nos gestes, de nos vouloirs, de nos envies, de nos idées.

Même pas poisseuse, car il fait beau, chaud et clair. La ville est propre, l'Arabie Saoudite, dont c'est le premier film dirigé par une réalisatrice, montre sa ville aisée et tranquille.

 

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WADJDA, ce n'est pas seulement un beau film, bien tourné, bien monté, bien cadré. WADJDA est un brin d'histoire d'une fillette de 12 ans, dans la maison de sa mère, partagée entre l'école coranique et son copain du même âge, juste à la limite de l'enfermement à venir. Juste avant la clôture monastique qui vient avec la Femme, fermement et précisément préparée par des religieux en civil, la directrice de l'école notamment.

 

 

Histoire légère, pour moi qui crains tant la douleur de ces peuples sous le joug religieux, moi qui suis sorti terrifié de ma lecture de l'entier Coran (je ne m'en remets pas après trois ans car je n'oublie rien de cette remise de soi à Dieu si totale, si unique, si parfaitement mortifère, comme si j'étais déjà mort afin de -disent-ils- supporter ma vie si éphémère, Lacan aurait dit "effet-Père"), comme je suis effrayé des vagues de fond qui jaillissent de loin en loin du Vatican ou d'une quelconque orthodoxie...

La voie droite, tracée, alors que le chemin de l'Humanité est tout à construire, sauf à penser que la Liberté n'existe pas. Or nous n'avons pas besoin de la nier pour accepter de vivre avec la question de l'Etre.

 

WADJDA, encore un petit caillou bien blanc, bien lisse, adorable même, dans la solitude de l'adolescence.

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:06

Je commence la publication de certains de mes textes sous licence Creative Commons (libre disposition, pas d'utilisation commerciale, pas de publication sans nom de l'auteur, pas de transformation des contenus). La liste des textes se trouve dans la colonne de gauche de ce blog. A ne pas confondre avec les "archives" des articles parus sur ce blog.

 

Voici un court article écrit en 2003 dont le contenu concerne la localisation de l'information. La conception en formation nécessite de s'interroger sur les gisements et sources d'informations.

 

 Les 8 portées de l'information

 

Merci pour vos commentaires et/ou vos questions.

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:52

Emmanuel Chabrier (1841-1894

 L’Etoile


Opéra Bouffe en 3 actes
Livret d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo
Créé au Théâtre des Bouffes Parisiens le 28 novembre 1877

 

Opéra National de Lorraine

 28 décembre 2012 à 20h
29, 30 décembre 2012 à 15h
1er janvier 2013 à 16h
3 janvier 2013 à 20h

Un air de Mille et une nuits, un roi sur le point de recevoir la princesse qu’il va épouser et soucieux de ce que pensent ses sujets, un astrologue qui met en place sans le savoir tous les ressorts d’une véritable épopée amoureuse. Comme toujours dans les contes, l’amour triomphe de toutes les contrariétés mais, cette fois, le roi n’épousera pas la belle…

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Photo Gérard Delacour©2012

 

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Photo Gérard Delacour©2012

 

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Photo Gérard Delacour©2012

 

D'autres photos dans l'album (colonne de gauche)

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 11:29

Je regarde ce qu'ils regardent. Un écran de chiffres brusquement animé puis ralenti, comme leurs pouls. Silence, café. 7 heures 30. Heureusement il fait clair, un peu soleil même ! "D-assistance", "Bachelard Génération Sport", "Les Bouchers Tricolores"..., des T-shirts qui passent, et moi qui suis en chemise et pull.

Un qui dénonce tout..., l'autre qui dit: "oui, oui !" et qui rigole. "Quoi?"... "C't'année, ça s'ra pas la plus mauvaise !?" "Derrière moi, y'a un réseau..." Le T-shirt passe. Dans le dos : "Les pros ont leur réseau, Réseau Pro, bois et matériaux". Un autre, artisan, a le mètre métallique à la ceinture et son T-shirt est tout blanc. Que des mecs, si ce n'est "moi-j'essuie-les-verres", une femme entre deux que le maquillage vieillit un peu, à moins que ce ne soit le contraire. Sur cette place de merde dans cette vie de merde. Centre des Finances Publiques, Banque Populaire, un boulanger-pâtissier à la boutique rutilante plastique, entrée-sortie à portes coulissantes, au lieu et place de l'ancienne petite pièce en longueur avec sa porte en bois toujours un peu coincée.

Jogging, elle entre et jette sa dernière bouffée de clope en tournant la tête vers la rue et se dirige vers le fond, avec sa feuille de Rapido. Les mecs commencent à partir, il est huit moins vingt. Ca se calme, le soleil pointe vraiment, vague musique de crin-crin mais d'où? Les mouches butinent d'invisibles reliefs sur les tables marronnasses ou par terre. Les camions font le tour de la statue barbue qui gêne le milieu de la place, voici une benne éclatante, on dirait une remorque de pompiers, ça va à la ferme du haut pour le grain anonyme milliardaire cloné. Un "M'sieurdame" de retraité chauvifiant et lunetteux, petite bouille sympa, short, chaussettes blanches et pompes à scratch -à cet âge on a mal aux pieds, et les lacets non merci !- Pourquoi pas le café chez lui?

Le sucre en poudre s'est généralisé, moins cher que les morceaux enveloppés, moi je les laisse ou j'hésite toujours à les mettre dans ma poche -ces petits paquets longs qui crissent entre les doigts-, pour emporter un peu de cette ambiance publique et collective, ce qui reste des lieux de rencontre mais sans partage. Vite avalé, "enr'voir" sur fond de tasses en faïence entrechoquées fracassantes dans le grand bac d'eau savonneuse, "Allez ! Enr'voir", "orvoir, Michel". Voilà pourquoi ça fait du bien, et c'est bientôt la fin de la semaine, on est vendredi, y a leuromillion ce soir -à défaut d'Europe culturelle-.

Ici la déco, c'est les banderoles PMU vertes. "Allez ! Enrevoir", "orvoir, bonne journée", "oui, merci", en marchant rapidement vers la porte ouverte du Café du Commerce, le seul ouvert à cette heure. Huit heures. La porte, ça laisse entrer les bribes d'aigus lancés par les deux copines qui passent et les fréquences basses des pots d'échappement troués, et aussi les huit coups de huit heures du clocher fortifié, derrière les restes de remparts dans lesquels on a installé les toilettes publiques. En grand nettoyage. Demain, c'est marché.

Et au vik-end, le parigot débarque pour acheter bio, vrai ou faux, et le saucission d'une Auvergne de Bretagne industrielle, et les treillis des "surplus US", sortis des cartons taïwanais. La famille rom, au nom allemand, achète désormais ses paniers d'osier en Europe centrale, car "la mère a mal aux mains" et "le jonc est beaucoup trop cher". Les deux fils font de l'élagage et des gros travaux pour ceux qui ont confiance ou qui n'ont trouvé personne d'autre pour curer leur fosse. On a "voté français" ici aussi, dans cette province qui s'affiche républicaine dans le seul titre de son quotidien.

Le comptable cravaté entre accompagné -un client?-, son père était maçon-couvreur. Je ne vois que sa face rougeaude qui vient vers moi, et ses grosses lunettes. "Encore dans nos murs?..." -J'ai pas compris, je ne veux pas comprendre-. "Oui, merci, ça va", "ça va?!" "oui ça va très bien !" "Ah !..."

Etre étranger, partout, c'est le régime qu'imposent les possesseurs de terres. J'en sais davantage sur leur pays qu'eux-mêmes, mais qu'importe, c'est eux, c'est vrai, qui souffrent ici, hivers glauques et étés envahis par les "doryphores" habitants des villes et leurs belles bagnoles. "Encore..." Oui je suis là, plus pour longtemps et mon plaisir sera de découvrir d'autres paysages, tant que la force de voyager qu'on a dans les tripes...

Place de la République, un souvenir, quoi, et seulement trois euros, moins de la moitié de la même conso à Paname ! Je paye. "Allez ! J'y vais !..." Je ne parviens pas à dire au revoir. Et eux : "Enr'voir !" "Salut !" "Bon, ben..., alors..., orvoir". Tout ce qui ne se dira jamais.

 

 

Place du dictionnaire,  22 juin 2012.

 


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